Souvent, on croit qu'il suffit d'investir beaucoup d'argent pour qu'une découverte révolutionne, et notre vie, et le monde. Pourtant, l'histoire des sciences et des techniques montre que c'est généralement un chercheur isolé, mais au courant de ce qui se passe dans son domaine d'étude, qui trouve la bonne idée, celle qui donnera un vaccin contre une maladie incurable ou une solution à un problème dont tout le monde se plaisait à dire qu'il était insoluble.
Alors investir est-ce inutile ? La question est ouverte. Si elle l'est pour le monde des sciences et des techniques, elle l'est aussi dans la vie spirituelle. Nos efforts sont-ils récompensés à leur juste valeur ? Ne devons-nous pas comprendre que l'initiative appartient toujours à Dieu et que c'est par des chemins détournés que le Seigneur manifeste sa puissance.
Tel Jésus, fils de Marie, fils du charpentier, dans l'Évangile de ce dimanche. Ils ont raison ses contemporains de se demander d'où vient sa sagesse. Ils peuvent être profondément choqués, ses compatriotes, à cause de lui. Mais, le Christ continue sa mission. Prophète, il l'est car il proclame la parole de Dieu. Messie, il l'est aussi car il guérit quelques malades. Cependant, leur manque de foi les empêche de participer à l'oeuvre de rédemption qui leur est proposée.
Investir dans la recherche, c'est bien, mais en même temps il faut avoir suffisamment d'ouverture pour accepter la solution révolutionnaire. Comme il faut un peu de foi pour croire que Dieu sauve l'humanité par son Fils Jésus-Christ, né d'une femme à Bethléem.