Les objets du Trésor des martyrs sont régulièrement utilisés pour le culte.
En voici quelques pièces :
Coffret mérovingien d'une étonnante perfection. Deux orfèvres ont réalisé cette pièce dont un côté porte l'inscription suivante : "le prêtre Teudéric ordonna de le faire en l'honneur de saint Maurice. Amen. Nardoalaus et Rihlindis commandèrent sa fabrication. Undiho et Ello l'exécutèrent".
Une inscription nous renseigne sur l'origine de cette châsse : "L'an de grâce 1225, le 7 des calendes de novembre, le corps du bienheureux Maurice fut relevé et déposé dans cette châsse au temps de Nantelme, abbé de ce lieu." Cette châsse, au programme iconographique d'une grande profondeur théologique nous amène à considérer le lien essentiel entre le martyre et l'eucharistie et représente l'aboutissement de la théologie du Corps Mystique dans la ligne de saint Augustin.
Cette châsse fut faite pour les fils du roi fondateur de notre Abbaye, Giscald et Gondebald. Plusieurs artistes y ont travaillé. Les pans du toit sont dans une ligne nettement byzantine.
Il a été offert par saint Louis, roi de France, qui a détaché celle-ci de la couronne d'Epines du Christ.
Constituée en reliquaire à partir des éléments d'un retable pour recevoir les reliques de saint Maurice.
L'orfèvrerie est de l'Europe occidentale. Quant aux émaux, leur technique éprouvée nous les fait attribuer à un atelier byzantin.
Une pièce d'une rare qualité. Le métal a certainement été travaillé à Saint-Maurice. Sous la scène du martyre de ce soldat de la légion thébaine, une inscription : "Tandis que par le glaive Candide est ainsi sacrifié, son esprit gagne les astres; en échange de la mort, la vie lui est donnée".
La tradition attribue à l'évêque saint Martin de Tours le don de ce précieux vase de facture gréco-alexandrine. L'orfèvrerie est d'époque carolingienne.