Demain, c'est dimanche

10.09.2017 / Une merveilleuse dette…

« Frères, ne gardez aucune dette envers personne, sauf la dette de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres a parfaitement accompli la Loi. » (Rm 13,8)
La dette de l’amour…

Les mots de saint Paul nous donnent la clef de lecture de l’Evangile de ce dimanche. L’AMOUR : la seule dette qui peut nous permettre d’entreprendre cette œuvre qu’on nomme la correction fraternelle.
L’amour est un don, le don le plus fort que Jésus nous promet au mo-ment de son départ. Et ce don s’origine dans l’Esprit Saint en qui le Père et le Fils expriment parfaitement leur communion.

L’amour communiqué par l’Esprit Saint ne doit pas être confondu avec le sentiment amoureux qui, au fil du temps, peut varier très fortement. L’amour transmis par l’Esprit Saint depuis le baptême, fortifié par la con-firmation, revivifié dans les sacrements et la prière doit être la source profonde de toute notre vie, de toutes nos relations.

Sainte Thérèse-de-l’Enfant-Jésus après avoir longtemps médité sur la manière de transmettre le meilleur d’elle-même, nous livre sa décou-verte.

La superbe découverte de sainte Thérèse qui écrivait : dans l’Eglise je serai l’Amour nous permet de bien cadrer les exigences de notre place dans la vie en Eglise. Et c’est à ce niveau de compréhension que non seulement nous pouvons, mais nous devons oser entreprendre ce qu’il convient d’appeler : la correction fraternelle.

Jésus nous met sur la route de nos frères afin que son œuvre de salut se réalise, car il est venu dans le monde afin qu’aucun ne se perde. Mais attention ! En aucun cas Jésus nous demande d’être des redresseurs de torts. Ce qu’il nous demande c’est d’être conscient qu’en Lui nous sommes frères et que nous avons en charge la fraternité. Une fraternité engendrée dans son sang, une fraternité riche de son amour.

C'est dans l'amour, dans la miséricorde, qu'il nous faut essayer d'éclairer les pécheurs. On a le droit de faire une remarque à un frère, que si on l'aime. Tout l'Évangile nous crie que Jésus était bon pour les pécheurs.

Chanoine Jean-Paul Amoos