Monseigneur Joseph Roduit adresse à ses fidèles une lettre pastorale de Carême intitulée: «Sobriété et solidarité».
... Lors de la visite pastorale dans le territoire abbatial, l’automne dernier, j’ai rappelé trois notions données par Mgr Tessier, ancien archevêque d’Alger: «Il faut partager dans l’amour, témoigner dans l’espérance et célébrer dans la foi». Mon idée est de lancer trois appels cette année: durant le Carême, nous allons nous efforcer de partager dans la charité; durant le temps pascal et en été, de témoigner dans l’espérance; et enfin en automne, de célébrer dans la foi.
Premier accent: partager dans la charité
Le temps du Carême est un temps favorable pour manifester mieux notre solidarité. Notre jeunesse et nos enfants en particulier, doivent être éveillés au sens du partage. Aussi je demande cette année à chacun, à chaque famille, de prendre très au sérieux le temps du Carême et j’en appelle au pape qui demande la sobriété et la solidarité.
De vraies privations de friandises et autres aliments superflus, moins d’exigences de confort, ne serait-ce qu’en appareils électroniques, une nourriture plus frugale, une vie plus simple…
Tout cela devrait conduire à un plus grand partage avec les pauvres qui regardent vers nous avec des yeux affamés. Davantage de temps consacré à la prière, à la méditation, au dialogue familial, à la lecture et au silence vont favoriser ces élans du cœur, dès l’enfance, envers ceux dont a parlé Jésus: «J’avais faim et vous m’avez donné à manger…». Le matériel de l’Action de Carême doit être utilisé au maximum pour susciter cette solidarité mondiale. La pochette de Carême doit être visible dans chaque ménage pour rappeler le devoir de partage solidaire.
Le monde entier a été sensible au malheur qui a secoué Haïti et sait se montrer généreux pour aider les victimes à survivre. Mais dans les pays pauvres, c’est chaque jour que des affamés en appellent au partage.
Vivre plus sobrement
Nous sommes invités à vivre plus sobrement. Qu’est-ce que cela signifie pour nous? On vit dans un monde d’enfants gâtés. Il importe de faire découvrir aux familles, aux enfants, à nos jeunes dans nos écoles et collèges que nous nous trouverons mieux en étant plus sobres dans la nourriture. Notre société s’inquiète à juste titre des problèmes d’obésité et de surpoids. Il est temps de découvrir une nourriture plus modeste, plus simple et plus saine. Et cette sobriété doit nous conduire à la solidarité. Le Carême nous invite à être plus solidaires, prêts à quelques sacrifices pour un meilleur partage, pour plus de justice. Nos efforts doivent profiter aux plus pauvres.
Le but est de cheminer vers un bon temps du Carême et une bonne montée vers Pâques ...
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