Depuis le mois de novembre 2008, on travaille ferme dans la falaise qui surplombe les fouilles du Martolet. On construit la couverture du site archéologique.
L’année 2005 a vu se terminer, sur la propriété de l’Abbaye territoriale de Saint-Maurice d’Agaune, une importante campagne de fouilles. La mise à jour complète du site archéologique du Martolet, objet de la campagne, a révélé des vestiges d’une grande importance, parmi lesquels les fondations des premières basiliques et le tombeau-reliquaire de saint Maurice.
Le but de l’Abbaye est d’ouvrir le site au public en 2010, et d’offrir ainsi à ses visiteurs une prestation muséographique supplémentaire, proposant du même coup un complément à la visite de la Basilique et du Trésor.
L’ouverture au public du site archéologique du Martolet représente pour l’Abbaye un enjeu très important. Elle permettra au public de découvrir des objets essentiels, qui constituent les fondements même de l’histoire de l’Abbaye, dont l’origine remonte à près de 1500 ans.
Le projet s’inscrit dans la vision du développement des activités de l’Abbaye, telle qu’elle est formulée par Monseigneur Joseph Roduit : « Ouvrir l’Abbaye vers l’extérieur, favoriser l’accueil des visiteurs et des pèlerins, affirmer le rôle spirituel et le rayonnement de l’institution, qui demeure à ce jour le plus ancien monastère européen, et le seul à poursuivre sans discontinuer le culte des saints martyrs. »
En 2009, le site archéologique sera couvert et protégé par une vaste toiture translucide, accrochée au rocher.
La toiture va donner à l’intérieur une ambiance calme, fait de contemplation et de recueillement. Elle sera suspendue en dessus des constructions existantes afin de garder le dialogue entre les façades et le rocher. La toiture « de pierre », d’une surface de 1200m2 filtre la lumière, pour donner un éclairage diffus et régulier, tout en laissant percevoir la silhouette du clocher et la masse du rocher.
Les cheminements sur le site seront traités le plus discrètement possible : ils seront posés à même les remblais afin de mettre en évidence les vestiges.
Un élément construit et ajouré délimitera l’espace du côté de la ligne de chemin de fer.
Accessible aux visiteurs, il permet d’observer le site en surplomb, grâce à l’aménagement d’une plateforme naturelle proche du rocher.
Lien : Cent ans de fouilles archéologiques