Lieu : Basilique, le vendredi 18 décembre à 20h15
Pour son traditionnel concert de Noël, le Choeur du Collège interprétera, outre des noëls populaires d’horizons divers, la Messe en Sol Majeur D. 167 de Franz Schubert (1797-1828).
Véritable joyau de fraîcheur et de tendresse mélodique, au caractère typique d’une « messe de campagne », cette oeuvre sied tout particulièrement à l’atmosphère de la Nativité. Elle a été écrite entre le 2 et le 7 mars 1815, soit en six jours seulement, faisant certainement suite à une commande de la paroisse de Schubert à Lichtental. Composée alors que le compositeur n’avait que 18 ans, la Messe en Sol Majeur D. 167 est très certainement une de ses oeuvres les plus célèbres. Et pourtant, elle a connu une histoire singulière…
Plus simple dans son langage que la première messe écrite une année plus tôt, elle prévoit dans son orchestration un ensemble de cordes ainsi qu’un orgue (« 2 violini, viola, organa e basso »). En 1844, seize ans après la mort de Schubert, est parue la première édition de cette oeuvre sous le nom d’un compositeur secondaire, Robert Führer.
Mais Ferdinand Schubert, le frère de Franz, s’insurgea contre ce pillage intellectuel notamment en publiant un article dans le journal « Wiener allgemeine Musik-Zeitung ». Suite à cet article, l’erreur fut corrigée. Cette messe a depuis lors bénéficié d’un succès populaire durable.
En 1984, on a découvert à Klosterneuburg (Basse-Autriche) des autographes de la main de Schubert permettant de rééditer cette messe au plus près des intentions du compositeur.
Un trait particulier de la mise en musique de la messe latine chez Schubert consiste à ne pas utiliser des mots essentiels du dogme chrétien. Par exemple, les mots « credo in unam sanctam catholicam et apostolicam ecclesiam » ne figurent pas dans ses six premières messes. En revanche, le compositeur y souligne la souffrance du Christ, et à travers elle, le destin douloureux de chaque homme.
Le Choeur du Collège interprétera cette oeuvre avec un orchestre à cordes et un orgue. Les parties solistiques seront assurées par des choristes : Estelle Baur, soprano, Tristan Blanchet, ténor et Camille Gard, basse.