Au XVIIe siècle, l'église abbatiale commencée en 1614 et consacrée en 1627 succède, sur un autre emplacement, à toutes celles que l'on connaît depuis le IVe siècle sans interruption. Les archives du couvent permettent, dès ce moment-là, de suivre la trace des orgues de la basilique... En savoir plus
Le clocher abbatial, érigé dans le premier quart du XIe siècle, a abrité au cours des temps de nombreuses cloches ; les archives nous indiquent que des instruments de bronze y résonnaient déjà au début du XIIIe siècle, vraisemblablement même avant. Ces cloches anciennes ont souvent été refondues ou perdues lors des divers incendies qui frappèrent l’Abbaye.
Aujourd’hui, 8 cloches de volée sont suspendues au beffroi de chêne, auxquelles il faut encore ajouter la petite Marie-Elisabeth (mi4) dans son clocheton au-dessus du chœur.
Le tableau ci-dessous donne le nom et les dimensions de ces cloches sonnées en volée, c’est-à-dire en les faisant se balancer sous un axe :
| Note | Nom | Poids (kg) | Diamètre (cm) | Fondeur |
| Sol#2 | Trinitas | 3990 | 188 | Paccard (Nantes) 1998 |
| Do#3 | Thébaine | 1732 | 145 | Rüetschi (Aarau) 1947 |
| Mi 3 | S. Maurice | 920 | 115 | Dreffet et Tréboux (Vevey) 1818 |
| Fa#3 | S. Sigismond | 620 | 103 | Dreffet et Tréboux (Vevey) 1818 |
| Sol#3 | S. Augustin | 450 | 92 | Dreffet et Tréboux (Vevey) 1818 |
| La 3 | S. Théodule | 350 | 86 | Dreffet et Tréboux (Vevey) 1818 |
| Si 3 | Ste Marie-Madeleine | 260 | 77 | Dreffet et Tréboux (Vevey) 1818 |
| Do#4 | S. Candide | 180 | 69 | Dreffet et Tréboux (Vevey) 1818 |
En 2004, un carillon de 49 cloches a été installé dans la flèche de la tour. Cet instrument, issu des ateliers de la maison Eijsbouts Royal d’Asten (Pays-Bas), fait sonner les quatre anciennes grandes cloches de volée ainsi que 45 nouvelles cloches dont les poids s’échelonnent entre 1285kg et 11kg.
Ce carillon, le plus grand de Suisse avec ses quelque 14 tonnes de bronze, a une tessiture chromatique de quatre octaves (Sol#2-Do#2-Ré#2 chromatique jusqu’à Do#6). Il fonctionne entièrement mécaniquement grâce à un clavier à bâtons et un pédalier se trouvant dans une petite cabine isolée, juste à côté des cloches. En dosant ses efforts, le carillonneur peut obtenir des nuances et un jeu contrasté.
On peut l’entendre lors des fêtes religieuses et lors de concerts, sous les doigts de son titulaire, le chanoine François Roten ou joué par des carillonneurs invités... En savoir plus